Présidentielles 2020/ Les candidatures de Gbagbo et Soro rejetées

Pour les elections présidentielles de 2020 en Côte d’Ivoire, les candidatures de Laurent Gbagbo et Soro Guillaume ont été rejetées. Sur 44 dossiers deposes seuls 4 ont été retenus, ceux d’Alassane Ouattara, KKB, Konan Bédié et Affi N’guessan

Henri Konan Bédié : » J’ai pris acte de la validation de ma candidature par le Conseil constitutionnel » et dénonce cependant la validation de la candidature inconstitutionnelle de Monsieur Alassane OUATTARA et l’exclusion arbitraire et antidémocratique de leaders politiques majeurs, notamment LAURENT GBAGBO, SORO GUILLAUME, MABRI TOIKEUSSE, MAMADOU KOULIBALY ET AMON TANO MARCEL.

Il appelle les Ivoiriens a demeurer en ordre de marche pour l’alternance démocratique en vue de la construction d’une Côte d’Ivoire réconciliée, unie et prospère.  »

Pascal Affi N’Guessan: « Le Conseil constitutionnel a raté l’occasion historique de marquer son indépendance »

Le Conseil Constitutionnel a raté aujourd’hui l’occasion historique de marquer son indépendance : en acceptant la candidature du président sortant, manifestement inéligible, en refusant celles du président Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro, privés de leurs droits civiques pour de purs motifs d’opportunité politique.
Je condamne avec la plus grande fermeté la spirale de l’exclusion dans laquelle s’enfonce la Côte d’Ivoire. Elle apparait être la manifestation la plus aboutie du caractère tyrannique du régime. Elle constitue également une effroyable machine à broyer. Elle génère enfin un climat de terreur devant des lendemains lourds d’incertitude. En Côte d’Ivoire en 2020, les règles élémentaires de l’Etat de droit ne sont pas respectées. Il est urgent de mettre fin à cette politique d’ostracisme, de bannissement, d’excommunication.

J’ai en cet instant une pensée particulière pour le président Gbagbo, victime depuis neuf années d’un acharnement judiciaire que ses auteurs espéraient destructeur pour l’homme et pour son combat. Mais ses camarades de lutte, dont je suis, le savent bien : il est insubmersible. Blanchi des charges les plus folles, il se trouve dans une nouvelle forme de prison, l’exil. Le régime le prive de la possibilité de décider, en toute liberté et en toute conscience, de la nature du rôle qu’il aspire à jouer. Il aurait dû être en mesure de se représenter et j’aurais alors été à ses côtés.

Je lui renouvelle une promesse : celle du retour immédiat chez lui et d’un rôle éminent dans la réconciliation de notre pays.
Pour ma part, je me sens investi aujourd’hui des aspirations que portaient et portent ceux qui ont été éliminés et je leur dis toute ma détermination à mettre fin à ce régime destructeur des libertés. A leurs partisans, j’adresse un unique message : cette liste partielle et partiale m’oblige. Elle m’oblige à une victoire nette pour tourner cette page noire de l’histoire de notre pays. Elle me conforte dans ma volonté, demain, de réconciliation nationale. Celle-ci passe par le retour de tous les exilés, par la réhabilitation de toutes les victimes. Grâce à cette réconciliation, plus personne n’aura à craindre de personne. Plus personne n’éprouvera cet odieux sentiment de peur de l’autre, qui crée des oppositions factices et mortifères entre communautés, qui provoque le repli et l’effroi.

Ne vous y trompez pas, ce climat permanent d’insécurité ne profite à personne. Je veux briser cette malédiction d’un tribalisme qui divise, et être le candidat de tous les Ivoiriens, celui qui rassemble toutes les énergies.
Je lance un appel au peuple ivoirien, à tous les Ivoiriens : je connais votre colère et je la partage. Je connais votre soif de changement et j’entends l’incarner. Mobilisons-nous, rassemblons-nous pour imposer le 31 octobre une victoire dans les urnes. Viendra alors le temps de la renaissance. Ensemble, je sais que c’est possible.

Fait à Abidjan, le 14 septembre 2020

Pascal Affi N’Guessan

Guillaume Soro conteste le rejet de sa candidature par le Conseil constitutionnel

 » Je conteste vigoureusement la décision injuste et infondée prise ce lundi 14 septembre 2020 par le Conseil Constitutionnel. Je considère que c’est une décision inique, politiquement motivée, juridiquement boiteuse et qui s’inscrit dans une logique d’anéantissement de la démocratie et l’Etat de droit.

Le Conseil Constitutionnel sous Mamadou Koné vient ainsi de cautionner, et cela sans surprise, la forfaiture et le parjure de M. Alassane Ouattara, consacrant ainsi la soumission du Droit et de la Justice à la férule du RHDP et de son Président. Nous ne pouvons accepter ce Coup d’Etat acté par le Conseil constitutionnel.

Dans ces circonstances, j’annonce que nous engagerons une étape nouvelle de notre combat pour la démocratie dans notre pays. Elle sera âpre mais nous la gagnerons sans aucun doute.  »

Guillaume Kigbafori Soro

 

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Rédacteur principal en chef de cotedivoire.net

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